Amicale des Vieilles Tiges de l'Aviation Luxembourgeoise
Fléier a Pionéier vu Lëtzebuerg - A.V.T.A.L. (a.s.b.l.)
L’Amicale a pour buts :
  • de resserrer les liens de camaraderie et de solidarité entre pilotes, anciens pilotes, associations aéronautiques et passionnés d’aviation
  • de cultiver des relations amicales avec des associations analogues d’autres pays
  • de maintenir vivante la mémoire de ses pionniers
  • d’approfondir la recherche historique de l’aéronautique luxembourgeoise
  • de soutenir moralement et matériellement des jeunes à la recherche de performances dans le domaine de l’aéronautique


Assises annuelles 2006: des mesures administratives trop restrictives limitent les contacts entre anciens pilotes et les jeunes.

Assises annuelles 2005: une année placée sous le signe du centième anniversaire de la Fédération Aéronautique Internationale



L’A.V.T.A.L. aujourd’hui

Forte de 140 membres l’Amicale des Vieilles Tiges de l’Aviation luxembourgeoise (AVTAL), présidée par Camille Montaigu depuis 1995, est une association affiliée à la Fédération Aéronautique luxembourgeoise et comme telle fait partie de la grande famille de l’aviation du Grand-Duché de Luxembourg.

Fondée le 9 janvier 1979 sur initiative de Lou HEMMER, premier président, l’Amicale des Vieilles Tiges représente aujourd’hui l’un des maillons dans le concert des activités respectivement dévolues à chaque branche aéronautique. Ainsi l’AVTAL s’est donné comme but d’établir un lien entre pilotes privés et professionnels actifs et anciens pilotes d’avion. L’Amicale compte également des mécaniciens d’avion, des contrôleurs aériens ou encore des passionnés d’aviation qui n’ont peut-être jamais tenu un manche d’aéroplane mais qui toute leur vie en avaient rêvé et qui pour des raisons diverses n’avaient pu accéder à ce bonheur. Ces derniers l’ont trouvé dans l’aéromodélisme, le parachutisme ou tout simplement en dévorant des ouvrages sur l’aéronautique. Ces gens là sont de véritables encyclopédies vivantes et sont souvent les principaux animateurs des soirées mensuelles de discussions organisées par l’Amicale des Vieilles Tiges. Maintenir vivante la mémoire des pionniers et des anciens de l’aviation et surtout s’adonner à la recherche historique de l’aéronautique luxembourgeoise sont l’une des préoccupations permanentes des V.T. sans oublier le soutien moral et matériel à de jeunes pilotes à la recherche de performances dans le domaine aéronautique.

Concernant la recherche historique l’Amicale a à son actif d’importantes contributions et notamment celle d’avoir redonné vie au premier pilote luxembourgeois dont on avait oublié jusqu’à son nom, à savoir Vincent WIESENBACH né à Diekirch en 1880. Il fut le premier luxembourgeois à être titulaire d’un brevet de pilote obtenu à Cannes en mars 1910. Sa licence porte le numéro 51 dans la nomenclature de l’Aéro-Club de France qui avait institué le brevet de pilote le 9 janvier 1909. En 1908 et 1909 Vincent WIESENBACH avait travaillé comme mécanicien avec les Frères WRIGHT au Mans (France) ceux-là mêmes qui ont réalisé le premier vol contrôlé dont on a célébré en 2003 le centième anniversaire.

Vincent WIESENBACH est allé ensuite en Autriche dispenser ses connaissances pour devenir l’un des pionniers de l’aéronautique autrichienne. C’est à Wiener-Neustadt qu’il est mort aux commandes d’un avion de sa construction le 11 juin 1911. L’Amicale des Vieilles Tiges a retrouvé sa tombe. Elle a été restaurée en 2000 grâce à l’aide financière du Ministère des Affaires Culturelles (Sites et Monuments) et de la Fédération Aéronautique. Elle est régulièrement fleurie et entretenue par un passionné autrichien d’aviation, Monsieur Wernfried Haberfellner.

Par ailleurs, à partir de 1995, l’Amicale des Vieilles Tiges, avec l’appui déterminant de la Fédération Aéronautique, a tout mis en oeuvre pour éviter que ne soit abattu le “ petit hangar ” de l’aéroport du Findel d’une capacité, à cette époque d’une quinzaine d’appareils.Non seulement le hangar en question fut sauvegardé mais encore devait-il subir d’importants travaux de restauration. Ce qui a été obtenu grâce au ministre des Transports de l’époque Mme Mady Delvaux-Stehres

L’Amicale des V.T. avait souhaité que le hangar en question abritât en priorité les avions de collection. Cette clause n’a joué que pour les avions du Piper-Club qui conserve notamment le dernier appareil utilisé par l’armée luxembourgeoise.

L’idée d’un musée aéronautique hors périmètre de l’aéroport a été relancée par Jean Ries, vice-président de la Fédération Aéronautique, président de l’Association pour le maintien du patrimoine aéronautique et membre des Vieilles Tiges. Entouré d’une équipe d’enthousiastes, ainsi que d’une secrétaire, une professionnelle “ ès-musée ”, Jean Ries a déjà réuni, dans un hangar, extérieur au Findel, mis à disposition par un pilote, des centaines d’objets qui un jour pourront être exposés dans un vrai musée pour autant que l’Etat ou tout autre institution publique ou privée fassent des offres allant dans ce sens. La municipalité de Mondorf-les-Bains, ville reconnue comme étant le berceau de l’aviation luxembourgeoise, a déjà fait des offres en cette direction.

L’Amicale des Vieilles Tiges met l’accent surtout sur le volet “ mémoire ” qu’est la recherche historique. Là aussi, pour l’instant il s’agit essentiellement d’une accumulation de documents relatifs aux débuts de l’aviation au Grand-Duché et d’interviews d’authentiques pionniers de l’aviation luxembourgeoise dont certains ont atteint l’âge vénérable de 90 ans et plus et qui bien entendu non seulement sont membres de l’Amicale des V.T. mais participent, plusieurs fois par an à l’une ou l’autre des réunions mensuelles ou autres manifestations.

Le stock d’archives devra se traduire bientôt dans des ouvrages sous forme de plaquettes pour un jour réaliser une oeuvre plus ambitieuse. La matière est déjà là en grande partie. Il s’agit maintenant de mettre en forme et trouver les moyens financiers pour finaliser ces projets.

L’Amicale des V.T. a déjà réalisé plusieurs expositions relatives à l’histoire de l’aviation luxembourgeoise et notamment au Casino 2000 de Mondorf-les-Bains en 1995 et à la Foire Internationale à Luxembourg. De tels projets restent une préoccupation permanente de l’Amicale.

Enfin, il ne faudrait pas oublier le rôle éminemment social que remplit l’Amicale des Vieilles Tiges. Son siège se situe hors enceinte de l’aéroport mais tout près de l’ancienne aérogare, à l’Airfield-Hôtel. Ceci permet donc de voir se réunir sous un même toit, lors des rencontres programmées, jeunes et moins jeunes appartenant à l’une ou l’autre des nombreuses branches des activités aéronautiques du Grand-Duché, des personnes de nationalités différentes. Tous et toutes (il y a également des dames qui sont membres effectifs de l’Amicale) sont habités par une passion commune: l’avion et le ciel sous toutes leurs formes. Pour les uns c’est la nostalgie d’une époque révolue, pour d’autres le bonheur de pouvoir encore s’envoyer en l’air parce que toujours détenteurs d’une licence de pilote. Inutile de préciser que les rencontres mensuelles de l’Amicale des Vieilles Tiges sont non seulement assidûment suivies mais il résulte de ce brassage d’idées et de souvenirs des acquis réciproques entre jeunes et moins jeunes.

L’Amicale des Vieilles Tiges de l’Aviation luxembourgeoise représente un forum où “ l’ancien ” et le « nouveau » communiquent et s’enrichissement mutuellement de l’expérience des uns et de l’enthousiasme et des nouvelles connaissances des autres. Tous en profitent.

Partout il y a du bonheur à prendre dans ce merveilleux jardin de l’aéronautique. Le propre de chacun est d’y cueillir sa fleur pour finalement arriver, peut-être, à en faire un bouquet coloré et en répandre le doux parfum.

Camille Montaigu



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