Amicale des Vieilles Tiges de l'AviationLuxembourgeoise
Fléier a Pionéier vu Lëtzebuerg - A.V.T.A.L. (a.s.b.l.)

 

                             30e Anniversaire

 

L’Amicale a pour buts :

  • de resserrer les liens de camaraderie et de solidarité entre pilotes, anciens pilotes, associations aéronautiques et passionnés d’aviation
  • de cultiver des relations amicales avec des associations analogues d’autres pays
  • de maintenir vivante la mémoire de ses pionniers
  • d’approfondir la recherche historique de l’aéronautique luxembourgeoise
  • de soutenir moralement et matériellement des jeunes à la recherche de performances dans le domaine de l’aéronautique

 


 

    Centième anniversaire de l’Aviation luxembourgeoise

 


 


L’A.V.T.A.L. aujourd’hui

Forte de 125 membres l’Amicale des Vieilles Tiges de l’Aviation luxembourgeoise (AVTAL), présidée par Camille Montaigu depuis 1995, est une association affiliée à la Fédération Aéronautique luxembourgeoise et comme telle fait partie de la grande famille de l’aviation du Grand-Duché de Luxembourg.

Fondée le 9 janvier 1979 sur initiative de Lou HEMMER, premier président, l’Amicale des Vieilles Tiges représente aujourd’hui l’un des maillons dans le concert des activités respectivement dévolues à chaque branche aéronautique. Ainsi l’ AVTAL s’est-elle  donné comme but d’établir un lien entre pilotes privés et professionnels actifs et anciens pilotes d’avion. L’Amicale compte également des mécaniciens d’avion, des contrôleurs aériens ou encore des passionnés d’aviation qui n’ont peut-être jamais tenu un manche d’aéroplane mais qui toute leur vie en avaient rêvé et qui pour des raisons diverses n’avaient pu accéder à ce bonheur. Ces derniers l’ont trouvé dans l’aéromodélisme, le parachutisme ou tout simplement en dévorant des ouvrages sur l’aéronautique. Ces gens là sont de véritables encyclopédies vivantes et sont souvent les principaux animateurs des rencontres de discussions organisées par l’Amicale des Vieilles Tiges. Maintenir vivante la mémoire des pionniers et des anciens de l’aviation et surtout s’adonner à la recherche historique de l’aéronautique luxembourgeoise sont l’une des préoccupations permanentes des V.T. sans oublier le soutien moral et matériel à de jeunes pilotes à la recherche de performances dans le domaine aéronautique.

Concernant la recherche historique l’Amicale a à son actif d’importantes contributions et notamment celle d’avoir redonné vie au premier pilote luxembourgeois dont on avait oublié jusqu’à son nom, à savoir Vincent WIESENBACH né à Diekirch en 1880. Il fut le premier luxembourgeois à être titulaire d’un brevet de pilote obtenu à Cannes en mars 1910. Sa licence porte le numéro 51 dans la nomenclature de l’Aéro-Club de France qui avait institué le brevet de pilote le 9 janvier 1909. En 1908 et 1909 Vincent WIESENBACH avait travaillé comme mécanicien avec les Frères WRIGHT au Mans (France) ceux-là mêmes qui ont réalisé le premier vol contrôlé dont on a célébré en 2003 le centième anniversaire.

Vincent WIESENBACH est allé ensuite en Autriche dispenser ses connaissances pour devenir l’un des pionniers de l’aéronautique autrichienne. C’est à Wiener-Neustadt qu’il est mort aux commandes d’un avion de sa construction le 11 juin 1911. L’Amicale des Vieilles Tiges a retrouvé sa tombe. Elle a été restaurée en 2000 grâce à l’aide financière du Ministère des Affaires Culturelles (Sites et Monuments) et de la Fédération Aéronautique. Elle était régulièrement fleurie et entretenue par un passionné autrichien d’aviation, Monsieur Wernfried Haberfellner qui hélas est décédé le 22 juin 2008.
Le fils de ce dernier, Michael, veille maintenant au bon entretien de la tombe qui continue à être fleurie par la petite-fille de Vincent Wiesenbach, Madame Rosemarie Reissweber.
Par ailleurs, à partir de 1995, l’Amicale des Vieilles Tiges, avec l’appui déterminant de la Fédération Aéronautique, a tout mis en oeuvre pour éviter que ne soit abattu le petit hangar de l’aéroport du Findel d’une capacité, à cette époque d’une quinzaine d’appareils. Non seulement le hangar en question fut sauvegardé mais encore devait-il subir d’importants travaux de restauration. Ce qui a été obtenu grâce au ministre des Transports de l’époque Mme Mady Delvaux-Stehres

L’Amicale des V.T. avait souhaité que le hangar en question abritât en priorité les avions de collection. Cette clause n’a joué que pour les avions du Piper-Club qui conserve notamment le dernier appareil utilisé par l’armée luxembourgeoise.

L’idée d’un musée aéronautique hors périmètre de l’aéroport a été relancée par Jean Ries, ancien vice-président de la Fédération Aéronautique, président de l’Association pour le maintien du patrimoine aéronautique et membre des Vieilles Tiges. Entouré d’une équipe d’enthousiastes,  Jean Ries a déjà réuni,  des centaines d’objets qui un jour pourront être exposés dans un vrai musée pour autant que l’Etat ou toute autre institution publique ou privée fasse des offres allant dans ce sens.

.Par ailleurs Jean Ries est également Président-fondateur de ICARE, une institution qui s’est donné comme but de permettre à des paraplégiques de réaliser leur rêve de piloter des avions spécialement équipés. 

L’Amicale des Vieilles Tiges met l’accent surtout sur le volet «  mémoire «  qu’est la recherche historique. Là aussi, pour l’instant il s’agit essentiellement d’une accumulation de documents relatifs des débuts de l’aviation au Grand-Duché et d’interviews d’authentiques pionniers de l’aviation luxembourgeoise dont certains ont atteint un âge très avancé. Non seulement très souvent ils sont membres de l’Amicale des V.T. mais participent, plusieurs fois par an à l’une ou l’autre des réunions mensuelles ou autres manifestations.

Le stock d’archives devra se traduire bientôt dans des ouvrages sous forme de plaquettes pour un jour réaliser une oeuvre plus ambitieuse. La matière existe déjà là en grande partie. Il s’agit maintenant de la mettre en forme et trouver les moyens financiers pour finaliser ces projets.

L’Amicale des V.T. a déjà réalisé plusieurs expositions relatives à l’histoire de l’’aviation luxembourgeoise et notamment au Casino 2000 de Mondorf-les-Bains en 1995,et à la Foire Internationale à Luxembourg ainsi que dans les galeries de plusieurs grandes surfaces du Grand-Duché. De tels projets restent une préoccupation permanente de l’Amicale.

Enfin, il ne faudrait pas oublier le rôle éminemment social que remplit l’Amicale des Vieilles Tiges. Son siège se situe maintenant très éloigné  de l’aéroport du Findel alors que pendant 25 ans il se situait hors enceinte de l’aéroport mais contigu au domaine.. Ceci permettait  donc de voir se réunir sous un même toit, lors des rencontres programmées, jeunes et moins jeunes appartenant à l’une ou l’autre des nombreuses branches des activités aéronautiques du Grand-Duché, des personnes de nationalités différentes. Tous et toutes (il y a également des dames qui sont membres effectifs de l’Amicale) sont habités par une passion commune: l’avion et le ciel sous toutes leurs formes. Pour les uns c’est la nostalgie d’une époque révolue, pour d’autres le bonheur de pouvoir encore s’envoyer en l’air parce que toujours détenteurs d’une licence de pilote. Inutile de préciser que les rencontres périodiques de l’Amicale des Vieilles Tiges sont non seulement assidûment suivies mais il résulte de ce brassage d’’idées et de souvenirs des acquis réciproques entre jeunes et moins jeunes.

L’Amicale des Vieilles Tiges de l’Aviation luxembourgeoise représente un forum où  « l’ancien »  et le « nouveau » communiquent et s’enrichissement mutuellement de l’expérience des uns et de l’enthousiasme et des nouvelles connaissances des autres. Tous en profitent.

Partout il y a du bonheur à prendre dans ce merveilleux jardin de l’aéronautique. Le propre de chacun est d’y cueillir sa fleur pour finalement arriver, peut-être, à en faire un bouquet coloré et en répandre le doux parfum.

Camille Montaigu

 


 

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