L'Amicale des Vieilles Tiges de l'Aviation Luxembourgeoise a tenu ses assises annuelles, dans une salle comble, sous la présidence de Camille Montaigu, reconduit, à l'unanimité dans cette fonction, pour la douzième année consécutive.
Selon la tradition il a d'abord été rendu hommage aux défunts depuis le 1er janvier 2005 jusqu'au jour de l'assemblée. Ont été évoqués les souvenirs de SAR la Grande Duchesse Joséphine-Charlotte ; du Prince Antoine de Ligne, président d'honneur de l'AVTAL ; de Armand Longuich ; de Norbert Lucchini ; de Alex Kessler et enfin de Edmond Dell, trésorier de l'"Amicale", décédé quelques jours avant l'assemblée générale.
Les assises furent placées sous le signe peu réjouissant d'une aviation légère et de loisir en proie à de nombreuses difficultés face à une bureaucratie de plus en plus tatillonne et qui va jusqu'à décourager de nombreux jeunes à se lancer dans la voie de leurs rêves : l'aviation. Cette situation est vrai pour la plupart des pays européens mais c'est hélas vrai aussi pour le Grand-Duché où plusieurs clubs se voient obligés de vendre un ou plusieurs avions pour boucler leur budget. Les « anciens » regrettent cette situation et assistent impuissants à un réel déclin qu'ils souhaiteraient voir s'inverser.
Par ailleurs, ont constaté les membres de l'AVTAL, les restrictions d'accès à l'aéroport du Findel ont coupé les contacts entre les pilotes détenteurs d'une licence valable et les anciens pilotes.
La première des cinq devises de l'Amicale des Vieilles Tiges de l'Aviation Luxembourgeoise (AVTAL) consiste à "resserrer les liens de camaraderie et de solidarité entre pilotes et anciens pilotes, associations aéronautiques et passionnés d'aviation". Une autre devise est "de soutenir moralement et matériellement des jeunes à la recherche de performances dans le domaine de l'aéronautique". Des objectifs de plus en plus difficiles à assumer.
Dans la situation actuelle le cordon ombilical entre anciens et jeunes est coupé, tout contact devient presque impossible et c'est très regrettable. D'autant plus regrettable que le président dans son exposé a rappelé, clairement, documents à l'appui, que c'est bien l'Aéro-Club, sur base d'un contrat avec le gouvernement luxembourgeois, qui a été chargé d'aménager, en 1939, à ses frais, les premiers contours puis les équipements de la plate-forme aérienne du Findel.. L'Aéro-club a érigé le premier hangar, a aplani la piste en herbe, a clôturé le périmètre avec l'aide de l'automobile club national. Peu après, une demi-douzaine d'avions luxembourgeois ont pu prendre leur envol. Mais pas pour longtemps. Arrive la guerre. L'Aéro-club, peu avant l'invasion de l'occupant, a été chargé , par le gouvernement luxembourgeois, de détruire ce qui venait d'être construit. Et toujours aux frais de l'Aéro-club.
Les pionniers et leurs successeurs n'ont plus accès aujourd'hui à la zone de l'aéroport réservée à la petite aviation (aviation dite "générale") dans les mêmes conditions que les pilotes licenciés. Donc plus de contact entre ceux qui ont payé de leur personne et ceux qui aujourd'hui bénéficient, à juste titre, du développement du Findel mais qui paient pour les générations à venir. Quel dommage que l'on ait ainsi coupé les ponts entre les génération, l'aviation étant un des rares domaines où les années n'ont pas d'emprise sur le degré passionnel. Un vrai gâchis. Les uns auraient tant besoin d'apprendre de l'expériences des anciens et ces derniers, encore et toujours des passionnés d'aviation, auraient tout à gagner des connaissances nouvelles acquises par les jeunes.
Le président a toutefois rendu hommage à la Fédération Aéronautique Luxembourgeoise (FAL) présidée par Jean Birgen ainsi qu'à l'Union Luxembourgeoise des Pilotes (UPL) dont le président Marcel Felten a démissionné récemment, pour leur soutien et leurs démarches entreprises ces dernières années, dans le but de remédier à cette ségrégation entre anciens pilotes qui n'ont plus de licence et nouveaux pilotes encore détenteurs d'une licence.
Etant donné que les différents clubs disposent de leurs locaux dans l'enceinte du Findel, les anciens se retrouvent seuls, dans les arrière-salles de bistro puisqu'il n'existe pas de maison de rencontre de l'aviation au Grand-Duché de Luxembourg à l'instar de ce qui existe dans nos pays voisins (France, Allemagne, Belgique) où la symbiose entre tous les passionnés d'aéronautique, quelque soit la branche, s'opère dans ce qu'il est convenu d'appeler une "Maison des Ailes".
Alors, pourquoi ne pas procéder, par l'établissement d'un fichier, pour permettre aux « anciens » d'obtenir un laisser-passer et ainsi de se retrouver dans leur club house favori au Findel, qu'ils ont contribué à financer ne serait-ce que par leurs cotisations durant 30, 40, 50 ans, voire davantage.
L'Amicale des "Vieilles Tiges" ne désespère pas de voir cette situation trouver une solution qui puisse donner satisfaction à tous.
Après cette introduction il fut procédé à la présentation des différents rapports d'activité et de trésorerie.
Font partie du conseil d'administration en dehors du président: MM. Edmond MAJERUS, Oreste PLANCA, Armand DHUR, Georges GLESENER, Hubert BLESER ; Alain LANGGUTH, Achille FABER et Pascal RODESCH.
Les fonctions ont été attribuées lors de la réunion du conseil d'administration le 4 avril 2006 : Le président a été reconduit également dans la fonction de secrétaire général ; Edmond Majerus et Oreste Planca ont été réélus vice-président ; Georges Glesener succède à Edmond Dell (décédé) comme trésorier ; Armand Dhur, secrétaire-adjoint. . .
Ont été nommés réviseurs de caisse Raymond PAVAN et Nico METTENHOFEN.